FME – La vraie nature de Salomé Leclerc

Salomé Leclerc est de retour pour une seconde année consécutive au Festival de musique émergente. Mais cette fois, elle a un album à proposer. Attendu de plusieurs, Sous les arbres est le fruit d’une intense recherche sonore de la part de l’artiste. Nous pourrions dire qu’elle se dévoile finalement sous son vrai jour.

Bien des gens pouvaient être portés à croire que la jeune femme était prête à se lancer dans l’aventure du disque immédiatement après son remarqué passage au Festival international de la chanson de Granby en 2009.  Mais celle-ci et son entourage (l’équipe de gérance de Pierre Lapointe) désiraient plutôt, et avec sagesse, attendre de véritablement trouver le son qui lui sied le mieux.

«J’ai beaucoup changé mon son. Au début, j’étais acoustique, puis j’ai changé vers l’électrique, un côté qui est resté sur l’album. J’ai aussi beaucoup travaillé les harmonies. Je suis fière, parce que c’est le fruit d’un travail personnel. Si j’avais sorti l’album un an plus tôt, ça n’aurait pas donné le même résultat. J’ai composé beaucoup de nouvelles chansons dans la dernière année et le travail d’arrangements n’aurait pas eu lieu. Je suis aussi allée chercher une certaine maturité», a-t-elle évoqué quelques heures avant son concert de lancement de vendredi.

Du même coup, lorsqu’arrivée au Studio Acousti à Paris pour l’enregistrement en compagnie d’Émily Loizeau, elle savait exactement quelle direction prendre.

«Tous les arrangements viennent de moi. Je savais où m’enligner, surtout que nous n’avions que 12 jours en studio pour enregistrer 13 chansons», poursuit-elle.

Vous vous demandez peut-être pourquoi Paris et Émily Loizeau. Disons que tout cela paraît très bien dans un CV!

«J’ai rencontré Émily en 2009 à Astaffort (festival en France). Je lui ai donc écrit et elle a accepté de travailler avec moi. Elle voyait que je savais où je m’en allais. Lorsqu’elle m’a dit qu’elle aimerait aller au Studio Acousti, j’ai accepté, surtout que j’avais déjà remporté un prix de trois jours d’enregistrement là-bas (lors de son passage au Festival Alors… chante! de Montoban). Le mix a par contre été fait au Québec», résume-t-elle.

Le spectacle

Si l’album se démarque quelque peu de ses spectacles précédents au point de vue de l’enrobage sonore, cette fois, ses représentations représentent parfaitement l’univers qui se dégage du CD. En plus du spectacle du FME, elle lancera son album en chansons à Montréal (6 septembre au Lion d’Or) et à Québec (15 septembre au Petit Champlain).

Les spectacles de lancement sont très près de l’album. Je suis entourée de quatre musiciens. Cela permet aux gens de découvrir l’univers de l’album. Pour l’automne cependant, je jouerai en trio», avance celle qui vise également une percée en France au cours des prochains mois.

En quelques mots

Le délire: Le spectacle des New-Yorkais Akron/Family. Un très long segment exploratoire est venu provoquer une onde de choc dans L’Agorat des arts. C’était drôle de voir la moitié de la foule se boucher les oreilles avec leurs doigts tout en observant la scène le sourire aux levres durant de longues minutes. Les autres ont simplement foutu le camp.

Le pétard mouillé: Le spectacle secret de PIaNO CHaT, passé 2h au Morasse Poutine. L’artiste a littérallement fait exploser ses amplis (avec la fumée et tout!) en branchant maladroitement son matériel. Il aura mis au moins une quinzaine de minute avant de se reprendre en mains et d’offrir un divertissement improvisé spectateurs, qui semblaient davantage motivés que lui. Puis, muni d’une guitare acoustique, il a tenté d’envoyer quelques chansons, dénudées de leurs nombreuses couches instrumentales. Ça se tenait plus ou moins.

La rumeur: Selon bien des ouï-dires, Patrick Watson offrirait un spectacle suprise ce soir. Plusieurs l’ont aperçu dans les rues et salles de spectacle de Rouyn-Noranda. Tous les espoirs sont permis!

Le défi: J’ai raté le spectacle 5 à 7 de Caracol, même si son musicien du nom de Marc «était vraiment hot», selon ce que quelqu’un m’a dit en me lançant de défi de l’écrire dans mon compte-rendu (défi relevé, qu’est-ce que je gagne PL?)

Plus lourd que jamais: Était-ce la salle? Était-ce les musiciens maintenant en parfait contrôle de leur nouveau spectacle? Peu importe, Malajube sonnait plus lourd que jamais lors de son passage au Petit théâtre du Vieux-Noranda, sans compter qu’il envoyait ses compos de façon on ne peut plus incisive. C’est comme ça qu’on aime ce groupe!

Ce soir, j’irai voir… Jérôme Minière, B.E.T.A.L.O.V.E.R.S., Monogrenade, Nique à Feu, Miracle Fortress, Duchess Says, Galaxie, Hanni El Khatib, Secret Chief 3 et Plaster.

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