Géraldine la provocante

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Derrière la cagoule de Géraldine se cache une démarche artistique drôlement éclatée et réfléchie. Tellement réfléchie que l’artiste aura mis deux ans avant de monter une première fois sur scène et cinq ans avant d’offrir un album, Sold-Out Capitalisme, qui sera lancé ce vendredi soir dans un lieu aussi provocateur que sa musique, le Café Cléopâtre.

Rue Frontenac est allé à la rencontre de cette mystérieuse chanteuse qui se cache toujours derrière sa cagoule. Elle était accompagnée de son fidèle complice, Navet Confit, qui dissimule aussi son identité lorsqu’il l’accompagne.

«Tout a commencé à la fin 2005 lorsqu’on a fait ensemble la chanson Lance le sapin à Géraldine. On l’a mise sur Myspace pour le fun. Les réactions ont été étonnantes. On ne cherchait rien. Tout est venu à nous. Après le Quai des Brumes en 2007, notre deuxième spectacle a eu lieu au National devant une salle comble dans le cadre de l’UQAMothon. Il y avait plusieurs autres bands. Nous, on s’est fait huer!» se rappelle Géraldine.

Il faut dire que Géraldine ne laisse personne indifférent. Elle ose et elle provoque, tant musicalement que par ses mises en scène lors de ses spectacles.

«Au début, j’étais gênée. Ce projet a quelque chose de paradoxal. J’ai une petite voix de bébé, mais je chante quelque chose d’assez violent. En mettant la cagoule, je fais en sorte que je n’ai pas l’air d’une enfant sage. Et c’est le fun de garder un mystère!» s’exclame-t-elle.

«Il y a un côté terrorisme musical dans ce qu’on fait, poursuit Navet. Les shows peuvent être dérangeants. Pendant un certain temps, on faisait juste du noise. De mon côté, cachée derrière la petite voix de Géraldine, je peux faire n’importe quoi.»

Pop assumée

Pour l’album cependant, le noise a laissé place à un angle davantage pop. Bien des mélodies réussissent à accrocher l’oreille, sans pour autant dénaturer la nature du projet.

«C’est dur d’avoir du recul lorsqu’on a le nez dedans, mais j’ai l’impression qu’on a quelque chose d’ultra pop. C’en est presque gênant. Mais si on parle à certaines personnes, elles diront que c’est fucké. En même temps, ce n’est pas n’importe quoi. Il y a une réflexion, on joue avec nos cerveaux lorsqu’on crée. Rien n’est gratuit, il y a un travail de recherche», résume Navet.

«C’est un projet très changeable. L’essentiel est que ça demeure un exutoire. J’aimerais beaucoup tourner au Québec et peut-être même à l’étranger. J’aimerais que ma cagoule devienne aussi sympa que ma face!» ajoute Géraldine.

Café Cléopâtre

Il faut évidemment s’attendre à un spectacle de lancement qui sortira des sentiers battus, ce vendredi en début de soirée dans le mythique Café Cléopâtre.

Accompagné de deux autres musiciens, le tandem va interpréter la totalité de l’album, offert sur vinyle et en mp3. Les spectateurs seront également invités à porter la cagoule.

«Il y aura aussi une première partie vraiment hot, mais l’identité de l’artiste demeure secrète. Ce qu’on peut dire, c’est que ce sera quelqu’un de très connu, qui fera des covers avec une cagoule», avance Navet. Intrigant!

 

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