Demon’s Claws : de nouveau entre les griffes du diable

Eh non, il n’est pas mort et en train de brûler en enfer. Le groupe rock’n’roll montréalais Demon’s Claws est de retour pour nous présenter son troisième album, The Defrosting of…

On parle effectivement d’un retour ici, même si l’album précédant, Satan’s Little Pet Pig, ne remonte qu’à 2007. C’est que les membres du quatuor ont pris des directions différentes dans les dernières années, soit pour se consacrer à leur nouvelle vie de famille ou encore à d’autres projets musicaux. Plusieurs travailleurs de remplacements ont ainsi prêté main forte au projet entre temps.

«En même temps, on ne s’est jamais vraiment arrêtés parce que cet album nous a pris deux ans à faire. Nous étions éparpillés entre Montréal, Grand-Mère et New-York pour enregistrer! On a ensuite tout mis ça ensemble», résume le chanteur et guitariste Jeff Clarke, rencontré en compagnie du bassiste Ysaël Pépin à l’occasion d’un petit lunch dans le quartier chinois.

Cet album marque donc le retour du groupe dans sa forme originale, qui comprend aussi Patrick Bourbonnais (guitariste) et Brian Hilderbrand (batterie).

«Nous sommes comme un vieux couple. Un jour on ne peut plus se supporter et le lendemain et se manque tous!» lâche Pépin, qu’on a également pu entendre au sein de la formation Chocolat.

Même recette… améliorée

The Defrosting Of… propose ainsi la même recette que pour les enregistrements précédents, c’est-à-dire un rock’n’roll crasseux à l’état brut, dont les sonorités semblent être tout droit sorties des années 1960. Mais en même temps, on sent cette intention plus assumée que jamais. On peut se demander comment ils en sont arrivés à produire un son si près de la vieille époque du rock tout en étant actuels dans leur livraison.

«Quand on enregistre, on n’a juste pas la patience de reprendre la même chanson 25 fois. Après une prise on est saouls et on s’en va! Puis, quand on réécoute deux mois plus tard, on se rend compte du résultat», laisse tomber le plus franchement du monde le bassiste.

Et si vous trouvez que les Demon’s Claws, premier groupe québécois à signer sur l’étiquette américaine In The Red, décoiffent sur disque, imaginez maintenant en spectacle. Leur réputation n’est d’ailleurs plus à faire pour avoir beaucoup tourné aux États-Unis et en Europe.

Bien que les gars assurent s’être quelque peu assagis dans leur vie personnelle, notamment en raison de leurs nouvelles responsabilités familiales, il n’est pas question pour eux de lever le pied une fois sur scène, comme ils le démontreront ce vendredi et samedi à l’Escogriffe.

«Nous allons en profiter pour jouer des chansons de notre tout premier album. Nous ne les avons jamais rejouées et ce sera plaisant d’y revenir», annonce Jeff Clarke.

Des tournées en sols américain et européen sont aussi à prévoir au cours des prochains mois.

«Ma blonde a accepté de me laisser partir sur la route. Avant, j’étais souvent en tournée mais depuis quelque temps, je suis toujours à la maison. Je pense qu’elle commence à être tannée de me voir!» plaisante Ysaël.

Publicités
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :