Dany Placard – le goût de déstabiliser ses fidèles

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Tête forte du nouveau country-folk québécois, Dany Placard a décidé de déstabiliser ses fidèles avec un nouvel effort définitivement pop-rock. Et au diable les thématiques rurales. Cette fois, on y suit les péripéties souvent troublantes de dix femmes.

«C’est exactement ce que je voulais, s’empresse-t-il de spécifier alors qu’il reçoit Rue Frontenac dans sa mythique shed, théâtre de nombreuses sessions d’enregistrement. Après deux disques folk, je me suis dit que j’étais venu à bout des pick-up et de la route. J’ai eu le flash des histoires de différentes filles. Il y en avait 13 au début. Je voulais présenter 24 heures dans la vie dérangeante de ces filles, qui sont junkies ou troublées, car les gens ordinaires vivent rarement des choses aussi dérangeantes.»

Quant à la nouvelle approche musicale, l’auteur-compositeur-interprète l’attribue en partie au fait qu’il a composé cet album en étant épaulé d’un véritable groupe à qui il a donné carte blanche. Jean-François Mineau (batterie), Michel-Olivier Gasse (basse), Guillaume Bourque (guitare, laptsteel) et Francis Toots Macbeth (guitare, laptsteel) ont ainsi apporté chacun leur couleur à l’oeuvre.

«L’album s’appelle juste Placard parce que c’est plus un projet de band. Je voulais aller ailleurs musicalement. Je me suis tout d’abord imposé une contrainte en composant au piano. Après avoir fait la moitié de l’album de cette façon, ça ne sortait plus. J’ai fini le reste à la guitare. Nous avons travaillé trois mois chez nous avant d’aller en studio. Nous avons enregistré une toune par semaine sans les retoucher avant de rentrer au studio.

«J’ai aussi laissé les boys libres de faire ce qu’ils voulaient, d’où les sonorités différentes. Par exemple, Jean-François Mineau s’est donné comme contrainte de jouer de la batterie à la manière Nirvana. Tout ce que j’ai géré, c’est la thématique, la guitare et les solos», spécifie-t-il.

«C’est vrai que cet album est pop-rock. Je voulais enlever tous les cuivres et les cordes. Pour la tournée de Raccourci (son album précédant), nous n’étions que quatre et nous avons beaucoup changé les tounes. Maintenant, je peux me permettre de jouer n’importe quoi. Je ne vends pas des tonnes de disques et j’ai un public fiable», ajoute-t-il.

Prêter son talent

Placard est son troisième album depuis la fin de son projet Plywood ¾ il y a un peu plus de cinq ans. Mais à l’attendre parler, il faut s’attendre à une baisse de régime au cours des prochaines années.

«J’aime mieux réaliser et accompagner d’autres artistes que de faire mes trucs. On dirait que je butch plus quand c’est pour moi! Je trouve aussi que c’est plus nourrissant, tant musicalement que sur le plan des relations humaines. Le délai risque donc d’être plus long pour le prochain album. En plus, je ne sais vraiment pas où je veux aller», confie celui qui vient de réaliser les albums de Caloon Saloon et de Chantal Archambault, en plus d’accompagner en tournée Alexandre Belliard.

Cela ne l’empêche pas d’avoir déjà mis à son agenda une dizaine de dates afin de présenter ses nouvelles compositions. Le tout débutera mardi prochain au Quai des Brumes, à l’occasion du spectacle de lancement.

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