FME: Terre d’accueil des nouvelles sorties

Vous pouvez également lire ce texte sur RueFrontenac.com

Rouyn-Noranda – Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue prenait son envol jeudi soir dernier. Parmi les 63 artistes au programme, plusieurs ont décidé d’en profiter pour présenter leur nouvelle oeuvre. Parmi eux: Alex Nevsky, Michèle O, Chantal Archambault, Anodajay et La Patère Rose. Pas de doute qu’il s’agit là d’un signe que l’événement qui en est à sa huitième présentation est parvenu à s’établir une solide crédibilité au sein de l’industrie.

«Nous n’étions jamais allés à ce festival. Chaque année des contraintes surgissent. On en avait beaucoup entendu parler et c’était le genre de truc qu’on voulait faire. Ça nous représente bien», évoque le batteur et DJ de La Patère Rose, Julien Harbec.

C’est ainsi que le jeune groupe propose deux performances dans le cadre de 5 à 7, au cours desquelles il présente notamment des extraits de son surprenant EP Waikiki, sorti il y a quelques jours à peines. Une sorte de complément à son lancement montréalais qui avait lieu au parc Saint-Viateur.

«C’est une prise deux, oui et non. Le EP est spécial. L’instrumentation n’est pas la même, poursuit-il en faisant référence à son enrobage plus folk. On va donc jouer ces chansons, mais dans le mood de notre show habituel.»

À la maison

Pour d’autres, il s’agit également d’un choix sentimental, comme l’explique Chantal Archambault, originaire de la région. Elle lançait jeudi soir un premier opus intitulé La romance des couteaux.

Chantal Archambault

«C’est chez nous, avec le public qui m’a reconnue dès le début. C’est une fierté de montrer aux gens qui tu as réussi à percer tout en demeurant dans la région. Je suis revenue ici après être restée pendant sept ans à Montréal. J’ai aussi l’impression qu’il y a tellement d’abondance à Montréal que les gens deviennent plus critiques. Ici, le monde a juste envie d’entendre de la musique et de tripper. Je me sens bien accueillie et moins stressée», mentionne celle qui se prêtera au jeu du lancement montréalais à la mi-octobre.

Même son de cloche pour Michèle O, aussi native de Val d’Or, qui vient tout juste d’arriver avec l’album, Assise dans ma tête. «Ça tombait vraiment pile pour le FME. À Montréal, c’est toujours plus médiatique, tandis qu’ici il y a quelque chose d’émotif. J’ai joué à Rouyn l’an dernier, mais là, dans le cadre du FME, il y a une euphorie supplémentaire. J’ai aussi gagné en assurance depuis», souligne celle qui a participé aux dernières Francouvertes et au Festival international de la chanson de Granby.

En bout de ligne, il s’agit d’une relation basée sur le donnant-donnant, dit le directeur général et fondateur du FME, Sandy Boutin.

«C’est très flatteur pour nous qu’un artiste choisisse de faire son lancement chez nous. Ce sont des artistes qui cadrent bien dans notre philosophie. D’un autre côté, ils ne payent pas la salle, ont un cachet, n’ont pas à se soucier de l’aspect technique et bénéficient de la présence de plus de 70 journalistes sur le site. Ils peuvent affecter l’argent qu’ils économisent dans d’autres types de promotion», estime-t-il.

En quelques mots

La découverte du jeudi: Gablé – Groupe français à l’imagination sans borne, qui allie folk, électronique, classique et <i>noise</i>.

Vendredi, j’irai voir Alex Nevsky, Salomé Leclerc, Gigi French, The Peelies, Jesuslesfilles, We Are Wolves, Fred Fortin, Martha Wainwright

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :