Le temps est venu pour Philémon chante

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Philémon chante pourrait bien être l’une des belles révélations de l’année 2010. Après avoir fait bonne impression lors des Francouvertes, voilà qu’il obtient sa place dans la grille horaire des FrancoFolies. La machine a pourtant mis beaucoup de temps avant de se mettre en marche.

Tellement de temps qu’on oublie qu’il a déjà participé au festival célébrant la chanson francophone il y a de cela cinq ans, presque incognito. Voilà sept ans qu’il trimbale ses chansons folk-pop, desquelles se dégage une grande sensibilité.

Mais jamais il n’avait pris soin d’endisquer (mis à part un mini-album enregistré en famille), ce qu’il a finalement fait le 25 mai dernier. Il lançait alors Les sessions cubaines, disque conçu lors d’un périple à Cuba.

Il est maintenant prêt à passer en vitesse supérieure.

Revenons tout d’abord sur la genèse de ce premier album, enregistré en seulement deux jours dans un renommé studio de La Havane, servant notamment au Buena Vista Social Club. Philémon chante n’a pas emprunté le chemin le plus facile, mais au bout du compte, il offre une œuvre à la signature sonore peu conventionnelle pour le Québec.

«Je suis parti à Cuba durant un mois, en février 2009. Quand ce fut terminé, j’avais du mal à y croire. J’ai l’impression que si j’avais tout planifié, ça n’aurait pas marché! Je n’ai jamais fait de plan, mais j’ai toujours travaillé fort. La première chose que j’ai faite, c’est appeler des contacts qu’on m’avait donnés. J’ai tout d’abord appelé un professeur de percussions. Il avait l’air louche, mais en même temps il avait de bonnes idées. Il m’a présenté les autres musiciens. J’ai aussi appelé mon cousin mexicain que je n’avais pas vu depuis 20 ans. Il a étudié le piano durant six ans à Cuba, mais je ne l’avais jamais entendu jouer!», relate-t-il.

«Par chance, tout a marché. J’avais une super belle énergie à ce moment. Tout le monde a attrapé ce feeling, et nous sommes devenus une équipe. Les musiciens sont arrivés au studio sans orgueil, même s’ils sont tous hyper bons. Ils ont suivi ce que je disais et ils ont capté rapidement mon truc. Le violoniste est même devenu le prolongement de ma voix.»

Place à la musique

Même si tout le processus d’enregistrement et de mixage (signé Philippe Brault) est terminé depuis plus d’un an, Philémon Bergeron-Langlois a bien pris son temps avant de rendre ses 11 titres disponibles au grand public.

«Il est arrivé plein d’affaires, et j’ai décidé de prendre mon temps, pour finalement sortir le disque moi-même. C’est bien parce qu’entre-temps, les Francouvertes et Vue sur la relève sont arrivées», raconte celui qui travaille de façon indépendante à tous les égards, allant même jusqu’à livrer en personne les albums que les gens ont commandé lors du concert de lancement.

Le temps est donc venu pour l’auteur-compositeur-interprète de propager sa musique. Plusieurs représentations sont au programme pour les prochains mois, notamment à Bordeaux fête le vin, le 24 juin en France, de même qu’aux FrancoFolies mardi.

Pour cette dernière représentation, il proposera des arrangements près de ce qu’on peut entendre sur l’album, contrairement aux récentes Francouvertes (trio) ou à sa première participation aux Francos (solo). Il faut donc s’attendre à retrouver quelques élans cubains pour l’occasion.

«À cinq sur scène, c’est tellement plaisant. Lorsque tu es seul, ça fait beaucoup d’attention sur la même personne. Cet aspect me dérangeait de plus en plus. J’étais tanné des grands monologues humoristiques. Les gens ne retenaient que ça, au lieu de ma musique.»

Mais il ne faudrait pas croire que le genre d’arrangements qu’il offrira cette semaine sera le reflet de sa démarche artistique future. Parce que ses compositions peuvent aisément s’apprêter à toutes les sauces (jazz, chanson, orchestrale).

«Mon EP, c’était autre chose. Il avait été enregistré dans des églises avec des membres de ma famille qui sont musiciens. C’était plus orchestral. Pour mon prochain album, je ne veux pas reproduire la même affaire que Les sessions cubaines et que ce soit juste une pâle copie. Philémon chante, c’est ce que ça veut dire. Je chante avant tout.»

Philémon chante aux FrancoFolies

2010 : Le 15 juin, Scène Loto-Québec

2005 : Scène extérieure

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