Tricot Machine – Moins naïf, plus introspectif

Vous pouvez également lire cette entrevue sur RueFrontenac.com.

Écrit par Philippe Renault

La prochaine étape. Un titre simple, mais qui veut tout dire pour Tricot Machine. Encore l’été dernier, Catherine Leduc et Matthieu Beaumont n’avaient que trois chansons en poche pour leur prochain disque et la pression commençait à se faire sentir. L’une d’elles, écrite par Daniel, frère de Matthieu, s’intitulait La prochaine étape et résumait parfaitement l’état d’esprit dans lequel ils se trouvaient.

« Après la sortie de l’album de Noël, nous avons pris la dernière année pour nous consacrer à notre nouveau disque. Daniel est arrivé avec ce texte, La prochaine étape. Nous avions aussi déjà Radar et Défier les rites. Ces chansons baignaient toutes dans les mêmes eaux. À ce moment, nous avions cette pression de récidiver, après ce que nous avions vécu. À partir de ça, nous nous sommes mis à créer. Les chansons qui ne cadraient pas avec ça, nous les avons écartées, ce que nous n’avions pas pu faire pour notre premier album, qui était plus disparate », confie Matthieu Beaumont au bout du fil.

Du même coup, tout en conservant la signature sonore qu’on lui connaît, Tricot Machine y va de textes plus introspectifs, loin de la naïveté qu’on retrouvait sur des titres comme Une histoire de mitaine. Peut-être une façon de relever le défi de se renouveler sans pour autant renier sa personnalité musicale.

« Il ne fallait pas créer uniquement pour faire plaisir aux gens. Il fallait que ce soit comme au départ, de façon spontanée, et je dirais qu’on a réussi à le faire. On parle de ce qu’on ressent personnellement, et ce qu’on ressentait à ce moment, c’était justement l’impression de se faire attendre. On voulait parler de nos prochaines étapes et on s’est accrochés à ça pour créer. C’est moins naïf aussi parce qu’on savait ce qu’on voulait. Pour le premier, on utilisait tout ce qu’on créait et il y avait plus de distance entre les chansons », poursuit la moitié masculine du duo.

Choeurs et cordes

Musicalement, on retrouve ces mêmes harmonies et relances vocales entre Matthieu et Catherine, ce clavier qui mène le bal mélodique ainsi que la réalisation soignée de David Brunet, qui a bien su intégrer choeurs et sections de cordes sans pour autant dénaturer la base des chansons. À cet effet, collaborer avec le même réalisateur a certainement facilité le processus d’enregistrement.

« Les chansons sont presque toutes arrivées en même temps, à la fin de l’été passé, ce qui a permis une certaine uniformité dans les arrangements. Tout s’est fait rapidement, nous n’avons passé que six jours en studio. On savait où on allait et David a pris de l’expérience. David, c’est lui qui nous a appris notre façon d’être. On lui doit beaucoup », mentionne Matthieu.

Une autre chose ne change pas : l’ingéniosité de la pochette de disque. Pour la première sortie, on avait droit à un attrayant étui de carton. Pour l’album de Noël, le couple avait concocté une pochette qui s’avérait aussi être un livre cartonné. Maintenant, il nous propose une séance de bricolage, alors qu’il est possible de découper, plier et coller 14 figurines de carton qui représentent chacune une chanson.

« Catherine vient du milieu des arts visuels et elle voulait quelque chose qu’on peut construire. On a travaillé là-dessus avec le graphiste Atanas Mihaltchev. Cette idée est venue avant que la plupart des tounes soient composées, car elle s’inscrivait dans l’optique de construire quelque chose étape par étape, comme le sujet premier de nos chansons », dit-il.

En groupe

Si on retrouve peu de chansons offertes simplement en duo sur La prochaine étape, ce n’est pas un hasard. Tricot Machine a déjà bien en tête ce qu’il désire pour sa prochaine tournée, qui débutera à la fin du mois. Et cette fois, pas question de surcharger son horaire en prenant tout ce qui passe.

« Nous avons fait ce disque en fonction de donner des spectacles avec d’autres musiciens. Nous allons prendre une pause de la formule duo. On veut aussi prendre ça relax dans les prochains mois, parce qu’on ne veut pas revivre une séquence de 24 shows en 30 jours, comme à l’été 2008. Sur 24 shows, il y en avait à La Rochelle (France) et au Nouveau-Brunswick. On prenait tout ! » s’exclame-t-il.

Pour l’instant, moins d’une dizaine de dates figurent au programme avant la période des festivals, dont le 17 mars à Montréal (lancement au Cabaret JPR) et le 25 mars au Petit Champlain à Québec.

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