Lac Estion – L’ascension de marginaux

Voici l’entrevue que j’ai réalisée plus tôt cette semaine avec P-A de Lac Estion pour RueFrontenac.com.

Écrit par Philippe Renault

Mine de rien, Lac Estion en sera samedi à son troisième lancement en seulement deux ans. Une progression rapide certes, mais qui s’effectue toujours en marge des grands réseaux de l’industrie.

De retour avec XXIe Siècle, le groupe a bien évolué depuis ses débuts, mais le fondateur de ce projet musicale, Pierre-Alexandre Poirier-Guay, également membre du Roi Poisson, est bien conscient que le groupe est bien loin d’avoir atteint son plein potentiel.

« Au début, c’était juste le projet d’un album. Nous avons fait un EP pour ma blonde du moment, puis les gens ont aimé ça, raconte celui qui a reçu Rue Frontenac dans son appartement du Plateau. Nous posons présentement nos balises. Ce n’est pas encore notre album de la maturité avec une production imposante, et il faut que ce soit clair. C’est un projet personnel, avec Simon King, basé sur des trucs personnels. On ne pourrait pas composer et enregistrer deux ans plus tard. C’est pour ça que ça évolue rapidement. Le premier disque était plus juvénile, le second, plus rock, et sur celui-ci, nous sommes un peu en crise. »

Pas encore la maturité et en crise ? Pas de doute que nous parlons de l’adolescence, dans ce cas ! « Oui. Et il y a un petit côté punk. C’est juste plus évolué qu’avant. »

Du renfort

Pour l’aider à grandir, Lac Estion a pu bénéficier d’une précieuse aide extérieure lors de sa dernière séance d’enregistrement, celle de Pierre-Philippe « Pilou » Côté (Champion, Elektrik Bones), à titre de réalisateur invité.
« Il était là, mais sans avoir le titre de réalisateur officiel. Il n’a pas analysé et suivi tout le processus. Il a ajouté quelques affaires.

« L’album s’est fait en deux séances, de façon spontanée. La première a eu lieu en juin, et la seconde en septembre. On voulait juste faire un autre EP au départ. Mais après notre tournée en août, on s’est rendu compte qu’on avait suffisamment de tounes pour en faire plus. En quatre jours, nous avons enregistré 13 chansons ! C’est un travail de 30 jours habituellement. On arrivait en début d’après-midi et on repartait à 7 heures le lendemain matin ! C’est ça qu’on voulait, quelque chose de spontané. On ne voulait pas attendre », raconte le guitariste et compositeur.

On devine que la jeune formation rock n’a pas fini de polir son art. « Nous continuons de développer des idées et des thématiques pour aller vers autre chose. Ce serait bien aussi d’avoir un réalisateur attitré pour le prochain album. C’est le fun d’avoir la vision de quelqu’un d’autre qui a du recul », poursuit-il.

Mais pour le moment, le quintette se concentre sur ses spectacles des prochaines semaines un peu partout au Québec et espère s’intégrer à la programmation de quelques festivals au cours de l’été. Une histoire à suivre…

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