Camaromance – Maître de sa destinée

Voilà plusieurs années que Martine Groulx travail avec acharnement pour mettre en valeur les nouveaux talents québécois. À travers ses nombreuses implications qu’on l’ont menée jusqu’au workoolisme, elle a toujours consacré du temps à sa propre musique. Pas assez de temps cependant. Celle qui a adopté le nom de scène Camaromance possède un immense talent encore trop bien caché.

Elle revient cette semaine avec un troisième disque, The Parade. Et cette fois, elle a bien su consacrer ses énergies à son projet et a souhaitons qu’elle en fasse autant dans les prochains mois afin de permettre au plus grand nombre de mélomanes possible d’entendre son folk aérien. Après avoir mis tant d’efforts pour faciliter l’émergence de ses pairs, c’est à son tour de bénéficier de la tribune qu’elle mérite.

Je l’ai rencontrée la semaine dernière pour RueFrontenac.com.

Crédit Sophie Samson

Écrit par Philippe Renault

Cette fois, Camaromance ne veut pas regarder passer la parade. Désolé, le jeu de mot est facile. Même dans son communiqué, on l’utilise. Mais que voulez-vous, c’est réellement en ces termes qu’on peut le mieux définir le retour de la chanteuse qui lance cette semaine The Parade, son troisième album.

« C’est le sujet de l’album. Je parle des gens qui sont spectateurs au lieu d’être acteurs dans leur vie. D’un côté, j’ai vu des gens faire trop la fête. De mon côté, j’ai trop travaillé dans les dernières années pendant que la parade passait. Ça me fatiguait, et l’album est né de ça », confie Camaromance, alias Martine Groulx, qui propose un folk aérien aux accents Americana.

En effet, elle a eu une vie professionnelle fort remplie depuis quelques années. Elle a été gérante de Patrick Watson (qui a réalisé son deuxième disque, Different Paths), copropriétaire d’un studio d’enregistrement, directrice générale de la Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone (SOPREF) et de LOCAL Distribution, en plus de travailler pour la maison de disques C4.

Difficile à ce moment de profiter pleinement de sa carrière d’auteure-compositrice-interprète.

« En 2006, je n’avais pas le contrôle sur ma situation. J’ai enregistré mes voix sur mes heures de lunch ! Je n’ai pas pu apprécier la sortie de l’album et en profiter », relate-t-elle.

Collaborateurs chevronnés

Dans un autre sens, ses nombreuses implications lui ont permis de se tisser un solide réseau de contacts. Pour mettre au monde The Parade, elle a pu compter sur la collaboration des musiciens François Plante (Plaster, For Those About to Love, Dumas), Alex McMahon (Plaster, Yann Perreau), Jérôme Dupuis-Cloutier (Le Roi Poisson, Le Citoyen) et Tasha Cyr (Darling Demaes). Quant au guitariste Serge Nakauchi Pelletier (Beast), il signe également la réalisation du disque.

« Ça peut paraître cliché mais cet album est tellement plus près de moi et de ce que je veux faire. Mon précédant était un mélange de ce que j’avais en tête et de ce que Patrick Watson entendait. Cette fois, j’ai essayé plusieurs réalisateurs, et Serge était le seul qui pouvait me comprendre. J’ai enregistré mes maquettes dans ma chambre. Ça ne sonnait pas bien, mais ça pouvait expliquer ce que je voulais. Serge a tout compris. J’ai aussi pris mon temps. Nous avons terminé la pré-prod le 1er janvier 2009. Fred Fortin m’a ensuite prêté son studio, puis je suis allée au studio d’Alex McMahon. J’ai aussi fait les voix chez moi, juste avec Serge. J’ai bien pris le temps de travailler les harmonies », évoque-t-elle.

Totalement indépendante

Cette possibilité de tout faire à sa manière vient notamment du fait qu’elle mène sa barque comme elle l’entend, étant cofondatrice de l’étiquette Lazy At Work, spécialisée dans les albums Web.

« Je me laisse le choix de sortir un album physique avec quelqu’un. Mais j’aime que ce soit moi qui aille mettre mes disques en consigne dans les magasins de disques, par mes propres moyens. Je suis totalement indépendante. Peut-être que ce n’est pas à mon avantage, mais je n’ai pas réellement d’aspirations commerciales. Je veux tout faire moi-même ! », lâche-t-elle.

À un point tel qu’elle a elle-même organisé sa tournée canadienne, qu’elle entreprendra le 11 mars en compagnie d’Ian Kelly. Avant ça, elle montera sur la scène du Divan Orange mercredi.

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