Vulgaires Machins – Les plus pertinents et percutants

Vous pouvez également lire cette critique sur RueFrontenac.com.

Écrit par Philippe Renault

Avec Requiem pour les sourds, Vulgaires Machins démontre qu’il figure parmi les plus pertinents et percutants de notre industrie du disque.

Pour dire vrai, ces qualités, les membres du groupe se les étaient déjà appropriées il y a plus de trois ans avec Compter les corps, oeuvre mordante qui les a définitivement transportés dans le monde des adultes avec un son plus raffiné et des textes qui ne dérapaient jamais de leur ligne directrice, loin de toute incursion collégienne.

Certains fans ont cependant moins apprécié le son et certaines rythmiques plus polies. Chose certaine, ces derniers ne pourront pas maugréer à l’écoute de Requiem pour les sourds, autre réalisation de Gus Van Go, qui offre un déferlement d’accords lourds assénés la pédale à fond sans répit mais avec nuances, durant un peu plus de 40 minutes.

« J’aimerais mieux que le ciel tombe/Que ralentir au cinquième disque », s’époumonent-ils d’ailleurs dans Chanson acoustique, le plus violent (musicalement) des 13 titres.

Si Compter les corps tendait davantage vers le rock que vers le punk, on peut affirmer que Requiem pour les sourds se rapproche plus du punk que du rock, et c’est tant mieux!

Textes-chocs

Guillaume Beauregard signe une fois de plus des textes-chocs, qui se veulent de violents uppercuts envers les travers de notre société. La malbouffe, la pensée unique, la politique et, en rappel, nos entreprises médiatiques passent dans le tordeur : « […] Détruire le mythe de la liberté de presse/Le fossé se creuse entre l’histoire et la vérité/Et merci au divertissement et au sport/Il y a tellement peu de Chomsky/Pour le pourcentage de LCN, de Snyder et de Gretsky », peut-on entendre dans Le Mythe de la démocratie.

Vulgaires Machins va même jusqu’à s’attaquer avec autodérision à l’industrie du disque dans Parasites, l’un des morceaux les plus forts de l’album. « Nous sommes la crosse du siècle/Nous sommes l’industrie du disque/Ce qu’on a payé 3,07 $/On vous le vend 30,58 $ » Rares sont les artistes qui ont un tel front.

Pas de doute, Guillaume Beauregard (voix, guitare), Marie-Ève Roy (voix, guitare, piano), Maxime Beauregard (basse) et Patrick Landry (batterie) sont en très grande forme et s’imposent ici comme étant les plus grands du punk-rock québécois.

NOTE: 4,5/5

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    • Christian Jarry
    • 28 février 2010

    J’adore les Vulgaires Machins depuis Aimer le Mal. J’ai très hâte d’entendre cet album et encore plus d’aller les voir pour la 4ème fois en concert.

  1. 12 mars 2010

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