Souvenirs de Cégeps en spectacle

Comme journaliste culturel pour RueFrontenac.com, je suis régulièrement invité à siéger sur des jurys pour divers concours. L’année dernière seulement, il y a eu le Festival international de la chanson de Granby, le Prix Écho de la SOCAN, le Polaris Music Prize, le Gala de l’alternative musicale indépendante du Québec (GAMIQ), et les Prix Miroir du Festival international d’été de Québec. En avril prochain, je jugerai les demi-finales des Francouvertes.

Mais rarement, j’aurai ressenti un sentiment aussi particulier qu’hier soir, alors que j’ai été invité à analyser les performances des étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, dans le cadre de la finale locale de Cégeps en spectacle.

Non, il n’y avait pas de bourses faramineuses en jeu, non ce n’est pas le concours le plus prestigieux de la province et non, la majorité d’entre eux n’aspire pas à une carrière professionnelle dans le milieu artistique. Le sentiment particulier, il venait du fait que de nombreux souvenirs reliés à cet événement sont remontés à la surface au cours de la soirée.

Alors que j’étais un étudiant qui pensait plus à faire la fête qu’à étudier, j’avais un fort sentiment d’appartenance envers ce concours. Chaque année, je me faisais un devoir d’assister aux performances de mes confrères du Cégep de Jonquière. Je tripais lorsque l’un d’entre eux tentait d’épater la galerie avec un gros solo de guitare sorti de nulle part. Je me disais: «wow, il est full hot. C’est sûr qu’il gagne!»

J’ai même déjà failli m’inscrire. La veille de la date limite pour soumettre les candidatures, avec quelques amis, j’ai essayé de monter un concept… avec évidemment des gros solos de guitare sortis de nulle part! Heureusement, rendu aux petites heures du matin, nous avons lancé la serviette. Heureusement, parce que j’aurais perdu toute crédibilité pour le reste de ma carrière de critique musical!

Donc voilà qu’hier, je renouais avec Cégeps en spectacle. En plus, l’artiste invité était Pépé et sa guitare, que j’avais  justement découvert lors de la finale nationale de Cégeps en spectacle présentée à Jonquière en 2002!

J’ai été en mesure de constater que bien des choses ne changent pas avec le temps. Du talent, il y en a toujours. On le retrouve à l’état brut et il mérite qu’on lui laisse le temps de se façonner. Il faut aussi laisser le temps aux artiste de puiser au fond d’eux même pour se développer une personnalité artistique propre.

Les gagnantes, Valérie Ferland et Jade Fraser, ont offert un slam bien construit et riche en vocabulaire. La lauréate du deuxième prix, elle s’appelle Mauve. Il ne faudrait surtout pas mettre trop de pression sur ses petites épaules, mais disons que je vais retenir ce nom. Seule sur scène avec sa guitare acoustique, elle a démontré une grande sensibilité  vocale et une authenticité certaine. Un beau potentiel.

À tous les participants et participantes, je salue votre audace parce que moi, je ne l’ai pas eue!

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  1. Merci pour cet article, ça me touche beaucoup.
    Ce fût une soirée chargée d’émotion, pour moi il y a encore 3 ans je n’aurais jamais imaginé participer à ce genre de spectacle.

    m

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