Cette fois, je n’ai pas raté le Bateau… Noir !

Je suis allé faire un tour au spectacle-lancement du EP de Bateau Noir hier soir, au Il Motor. Je tenais à y être puisque j’ai raté la performance du groupe en décembre dernier au Métropolis en première partie de Malajube. Les gars ont été trop ponctuels. Donc cette fois, je n’allais pas rater le bateau!

Je ne l’ai pas regretté, puisque la formation 100% instrumentale donne un bon show. Impressionnant, quand on sait qu’elle n’a que très peu de vécu sur scène. Ses pièces, d’une grande densité et qui vont droit au but, y prennent une nouvelle vigueur. C’est dans les dents, comme on dit! En plus, les cinq musiciens ont offert des nouvelles compositions.

Pour mieux connaître Bateau Noir, voici l’entrevue que j’ai réalisée avec eux pour RueFrontenac.com, plus tôt cette semaine.

Vous remarquerez en lisant le texte qui suit que je me suis retenu de tout jeu de mots en lien avec la navigation. La tentation était grande, mais Jean-François et Rémy, avec qui je me suis entretenu, m’ont lancé le défi de devenir le premier journaliste à éviter de tels calembours. Mission accomplie (fallait bien que je me reprenne sur ce blogue, cependant) !

Crédit: Melissa Speirs

Bateau Noir – Prêt à passer en deuxième vitesse

Écrit par Philippe Renault

Un autre regroupement de musiciens qui ont fait leurs dents au sein de divers projets fait son entrée officielle sur la scène alternative montréalaise. Cette fois, il s’agit de Bateau Noir, qui se démarque par un rock instrumental concis et dense.

Ce collectif qui rassemble Rémy Nadeau-Aubin et Frédéric Sauvé (ex-Hot Springs), Jean-François Mineau (ex-Bivouaq), Pascal DJ (Le Nom) et Julien Michalak (Jacquemort) a pourtant poussé ses premières notes il y a déjà quatre ans de cela. Mais à l’époque, il était impossible de se consacrer sérieusement à ce projet. Voilà qui explique le long délai avant de finalement offrir leur premier EP, intitulé La sauvagerie des heures, qui sera lancé à l’occasion d’un spectacle ce vendredi soir au Il Motor.

« Nous n’avions pas de nom, on était trois et on jammait une fois aux six mois », résume Mineau, le batteur.

« Nous avions tous d’autres bands en même temps. C’était vraiment un side project. On ne pensait même pas à donner un show », complète Rémy Nadeau-Aubin, qui assure l’un des trois postes à la six cordes.

À ce rythme, les musiciens ont dû faire montre de patience avant de cerner précisément le style qu’ils désiraient exploiter. Tout s’est placé avec l’arrivée du guitariste Julien Michalak.

« On enregistrait ce qu’on jouait. Faudrait qu’on réécoute, mais je me souviens qu’on se disait davantage post-rock à l’époque », se remémore Jean-François.

« C’était plus répétitif et plus long. On était juste trois. Quand Julien est arrivé, ça s’est resserré davantage, même s’il s’agissait des mêmes tounes qu’à l’origine. Souvent, on ne jouait qu’un riff pendant dix minutes. En spectacle, ça aurait été ennuyeux! » avoue de son côté Rémy Nadeau-Aubin.

Au quart de tour

C’est justement à cet égard que Bateau Noir se démarque aujourd’hui de ses pairs qui font dans l’instrumental. Pas de longues envolées progressives ou de changement de tableau dans une même pièce. Les compositions vont directement au but, grâce à des structures proches de la musique pop.

« Nos compositions durent de trois minutes à trois minutes et demi. Nous ne sommes pas un band de jams. En show, tout est réglé au quart de tour. Nous avons pris pas mal de temps pour tout peaufiner », explique le guitariste.

Plusieurs fans de Malajube ont d’ailleurs pu le constater en décembre dernier, alors que Bateau Noir ouvrait la soirée au Métropolis. Ils sont tellement concis et ponctuels que plusieurs (y compris l’auteur de ces lignes) ont raté la performance!

« Le Métropolis a été notre naissance aux yeux du public. Mais il y a bien du monde que l’on connaît et des journalistes qui nous ont manqués! Au moins, notre nom aura circulé », dit philosophiquement Jean-François.

Prochaine étape

Avec un mini-album en poche, Bateau Noir est maintenant prêt à passer à la prochaine étape. Donner quelques spectacles lors de festivals au cours de l’été et enregistrer un long jeu, voilà leurs objectifs pour 2010.

« Le EP, c’est l’enfance du groupe. Ça nous a permis de boucler la boucle. La phase gestation est finie et notre line-up est scellé. Tout le monde est sur la même longueur d’ondes et nous sommes prêts à entamer la phase deux, en composant à cinq musiciens. Le prochain disque devrait donc être un peu différent et je pense qu’on pourrait le sortir avant la fin de l’année », avance Nadeau-Aubin.

« Sinon, notre objectif est de réussir à jouer au prochain FME et à FRIMAT, en Abitibi. Depuis que notre CD est prêt, c’est dans cette région que nous vendons le plus », ajoute le batteur. Voilà, le message est lancé!

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