Une soirée de Francouvertes qui promet

Les Francouvertes se poursuivent ce soir, au Lion d’Or. Tire le coyote, L’Ours et Monogrenade seront en action au cours de cette prometteuse seconde soirée de préliminaires.

On dit effectivement beaucoup de bien de ces trois artistes. Je ne connais pas bien Tire le coyote, mais je fais partie de ceux qui ont des bons mots pour les deux autres participants.

J’ai eu la chance d’assister à l’enregistrement live de L’Ours, en octobre dernier au mythique studio Hotel 2 Tango, là où Arcade Fire a enregistré son tout aussi mythique Funeral. Pour décrire rapidement la formation montréalaise, disons qu’elle fait dans l’indie-rock aux grandes envolées orchestrales. Je suis curieux de voir de quelle façon elle s’en tirera en formule réduite pour les Francouvertes.

J’ai aimé le EP de Monogrenade et sa superbe chanson Ce soir. J’ai vu le groupe qui compte dans ses rangs le Winter Gloves Jean-Michel Pigeon en concert il y a deux mois. Ce n’était pas parfait, mais on voyait le potentiel. Ce sera donc l’occasion de constater son cheminement des dernières semaines. Je vous propose pour le moment de visionner l’excellent vidéoclip de Ce soir.

Reste donc maintenant à découvrir Tire le coyote. Après tout, découvrir, c’est ça l’objectif des Francouvertes, non? Je vous en redonne des nouvelles.

Cette fois, je n’ai pas raté le Bateau… Noir !

Je suis allé faire un tour au spectacle-lancement du EP de Bateau Noir hier soir, au Il Motor. Je tenais à y être puisque j’ai raté la performance du groupe en décembre dernier au Métropolis en première partie de Malajube. Les gars ont été trop ponctuels. Donc cette fois, je n’allais pas rater le bateau!

Je ne l’ai pas regretté, puisque la formation 100% instrumentale donne un bon show. Impressionnant, quand on sait qu’elle n’a que très peu de vécu sur scène. Ses pièces, d’une grande densité et qui vont droit au but, y prennent une nouvelle vigueur. C’est dans les dents, comme on dit! En plus, les cinq musiciens ont offert des nouvelles compositions.

Pour mieux connaître Bateau Noir, voici l’entrevue que j’ai réalisée avec eux pour RueFrontenac.com, plus tôt cette semaine.

Vous remarquerez en lisant le texte qui suit que je me suis retenu de tout jeu de mots en lien avec la navigation. La tentation était grande, mais Jean-François et Rémy, avec qui je me suis entretenu, m’ont lancé le défi de devenir le premier journaliste à éviter de tels calembours. Mission accomplie (fallait bien que je me reprenne sur ce blogue, cependant) !

Crédit: Melissa Speirs

Bateau Noir – Prêt à passer en deuxième vitesse

Écrit par Philippe Renault

Un autre regroupement de musiciens qui ont fait leurs dents au sein de divers projets fait son entrée officielle sur la scène alternative montréalaise. Cette fois, il s’agit de Bateau Noir, qui se démarque par un rock instrumental concis et dense.

Ce collectif qui rassemble Rémy Nadeau-Aubin et Frédéric Sauvé (ex-Hot Springs), Jean-François Mineau (ex-Bivouaq), Pascal DJ (Le Nom) et Julien Michalak (Jacquemort) a pourtant poussé ses premières notes il y a déjà quatre ans de cela. Mais à l’époque, il était impossible de se consacrer sérieusement à ce projet. Voilà qui explique le long délai avant de finalement offrir leur premier EP, intitulé La sauvagerie des heures, qui sera lancé à l’occasion d’un spectacle ce vendredi soir au Il Motor.

« Nous n’avions pas de nom, on était trois et on jammait une fois aux six mois », résume Mineau, le batteur.

« Nous avions tous d’autres bands en même temps. C’était vraiment un side project. On ne pensait même pas à donner un show », complète Rémy Nadeau-Aubin, qui assure l’un des trois postes à la six cordes.

À ce rythme, les musiciens ont dû faire montre de patience avant de cerner précisément le style qu’ils désiraient exploiter. Tout s’est placé avec l’arrivée du guitariste Julien Michalak.

« On enregistrait ce qu’on jouait. Faudrait qu’on réécoute, mais je me souviens qu’on se disait davantage post-rock à l’époque », se remémore Jean-François.

« C’était plus répétitif et plus long. On était juste trois. Quand Julien est arrivé, ça s’est resserré davantage, même s’il s’agissait des mêmes tounes qu’à l’origine. Souvent, on ne jouait qu’un riff pendant dix minutes. En spectacle, ça aurait été ennuyeux! » avoue de son côté Rémy Nadeau-Aubin.

Au quart de tour

C’est justement à cet égard que Bateau Noir se démarque aujourd’hui de ses pairs qui font dans l’instrumental. Pas de longues envolées progressives ou de changement de tableau dans une même pièce. Les compositions vont directement au but, grâce à des structures proches de la musique pop.

« Nos compositions durent de trois minutes à trois minutes et demi. Nous ne sommes pas un band de jams. En show, tout est réglé au quart de tour. Nous avons pris pas mal de temps pour tout peaufiner », explique le guitariste.

Plusieurs fans de Malajube ont d’ailleurs pu le constater en décembre dernier, alors que Bateau Noir ouvrait la soirée au Métropolis. Ils sont tellement concis et ponctuels que plusieurs (y compris l’auteur de ces lignes) ont raté la performance!

« Le Métropolis a été notre naissance aux yeux du public. Mais il y a bien du monde que l’on connaît et des journalistes qui nous ont manqués! Au moins, notre nom aura circulé », dit philosophiquement Jean-François.

Prochaine étape

Avec un mini-album en poche, Bateau Noir est maintenant prêt à passer à la prochaine étape. Donner quelques spectacles lors de festivals au cours de l’été et enregistrer un long jeu, voilà leurs objectifs pour 2010.

« Le EP, c’est l’enfance du groupe. Ça nous a permis de boucler la boucle. La phase gestation est finie et notre line-up est scellé. Tout le monde est sur la même longueur d’ondes et nous sommes prêts à entamer la phase deux, en composant à cinq musiciens. Le prochain disque devrait donc être un peu différent et je pense qu’on pourrait le sortir avant la fin de l’année », avance Nadeau-Aubin.

« Sinon, notre objectif est de réussir à jouer au prochain FME et à FRIMAT, en Abitibi. Depuis que notre CD est prêt, c’est dans cette région que nous vendons le plus », ajoute le batteur. Voilà, le message est lancé!

Lights Off — Nouveau terrain de jeu pour musiciens aguerris

Amateurs d’indie-rock, voici un nouveau band nommé Lights Off. J’ai réalisé une entrevue avec eux pour RueFrontenac.com.

Écrit par Philippe renault

De Xavier Caféine à The Stills en passant par Mobile, André et Les Breastfeeders, chacun des membres de Lights Off possède une imposante feuille de route. Les musiciens aguerris ont maintenant trouvé un terrain de jeu commun.

Au départ, Lights Off reposait uniquement sur les épaules du batteur et du banteur Pat No (Xavier Caféine, Les Breastfeeders, The Snitches) et Gregory L. Paquet (Plaza Musique, The Stills, André).

« Au début, ce n’était pas un band. On avait juste des tounes. Je revenais d’Europe avec plein d’idées. Gregory était intéressé à jouer avec moi. Au lieu de se partir un groupe, on s’est dit qu’on pourrait juste composer et enregistrer. Après, on allait voir », relate Pat No, rencontré en compagnie de Gregory L. Paquet dans un resto du boulevard Saint-Laurent.

Lorsqu’ils sont entrés en studio pour enregistrer leur mini-album, qu’ils lanceront ce vendredi soir à l’Escogriffe, ils se sont adjoint le réputé tandem de réalisateurs formé de Joseph Donovan et Adrian Popovich, en plus de faire appel au bassiste Ghislain Chartier. Ils ont également pu compter sur la contribution de plusieurs collaborateurs externes, dont Dominique Éthier de Plaza Musique (claviers), Paul Cargnello (harmonica, melodica) et Lorraine Muller des Handclaps (saxophone).

Ce n’est que plus tard que le groupe a réellement pris forme, avec l’ajout du guitariste Maxime Philibert (ex-André) et du batteur Pierre-Marc Hamelin (ex-Mobile). Ghislain Chartier a également été invité à poursuivre son aventure au sein de la formation indie-rock.

Gregory L. Paquet et Pat No on donné naissance à Lights Off. Photo courtoisie Danilo Villaflor

Sur une lancée

Les nouveaux venus ne perdront pas de temps à s’intégrer au processus créatif de l’ensemble, qui se montre très productif depuis ses débuts.

« Pat et moi avions un autre band avant (The Call Up), auquel Ghislain participait, évoque Gregory. On voulait réutiliser nos compositions. Pat est finalement arrivé avec des nouvelles chansons. Nous n’avons gardé qu’une seule ancienne. »

« On s’est par la suite dit qu’on pourrait ressortir les anciennes pour le show du lancement. Mais entre-temps, nous en avons fait des nouvelles. La porte est ouverte à tout le monde pour du nouveau matériel. Si Max écrit une chanson de A à Z et veut la chanter, on va le faire. On devrait avoir une bonne banque de données au cours des prochains mois », ajoute No.

Un premier album complet pourrait ainsi voir le jour quelque part en 2011.

« Au début, on voulait faire un album complet, mais financièrement, ce n’était pas envisageable. Nous en avons donc enregistré six, avec l’idée d’éventuellement retourner en studio enregistrer une autre batch. C’est
bien aussi de commencer avec un EP. C’est ce que font la plupart des groupes. Pour l’album ensuite, ce serait bien de le faire en band. C’est le fun de se sentir impliqué. C’est mieux pour les autres », souligne le guitariste.

« C’est vrai que c’était en partie une question d’argent. En même temps, le EP est peut-être la meilleure façon de commencer. Sinon, c’est tellement long de trouver des subventions et un label. C’est le fun être maître de ses affaires. Même s’il n’y a pas de plan concret, les choses vont se mettre en place au cours de l’année », conclut le chanteur.

Le nouveau Vulgaires Machins dans mon lecteur CD

J’étais très heureux ce midi. La raison? J’ai reçu dans mon courrier le nouvel album des Vulgaire Machins, sans aucun doute le meilleur groupe punk-rock que le Québec ait connu.

Inutile de mentionner que je me suis pressé de l’insérer dans mon lecteur CD. Évidemment, je ne vous ferai pas immédiatement la critique de Requiem pour les sourds. Pour ça, je vais attendre la sortie officielle le 2 mars.

Je peux simplement vous donner une piste pour vous mettre en appétit. Le groupe a mis à la disposition des fans un premier extrait, Parasites, sur son site. Je vous invite donc à cliquer ici pour l’entendre. En plus, chaque jour à partir du 18 février, Vulgaires Machins offrira une nouvelle chanson en écoute libre sur son site.

De mon côté, en attendant l’arrivée imminente du vidéoclip de cette chanson, je vous propose celui de Puits sans fond, excellent titre que le groupe avait gracieusement offert aux lock-outés du Journal de Montréal en début de conflit, par le biais du site RueFrontenac.com.

Bienvenue sur le blogue de Philippe Renault!

Voilà, j’ai finalement décidé de me mettre à l’heure du blogue (quelques années en retard, direz-vous!)

Pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai travaillé durant trois ans comme journaliste et chroniqueur musical au sein d’un grand quotidien montréalais.

Mis en lock-out en compagnie de 252 collègues en janvier 2009, je poursuis aujourd’hui mon travail sur le site d’information RueFrontenac.com, où j’ai plus que jamais la liberté de mettre à l’avant-plan la musique indépendante et alternative québécoise.

Ce blogue se veut une sorte de complément à mon boulot. Tout ce que je n’ai pas la chance d’écrire dans l’exercice de mes fonctions se retrouvera ici!

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